Les services rendus par les écosystèmes récifaux de Tumbak. Des questionnaires aux sorties en mer, rien de mieux pour connaître Tumbak…
Avant de commencer, je vous previens juste que j’avais prevu de mettre des cartes et des photos, seuls les photos passe, j’ai pas le temps de m’occuper des cartes, tanpis. Desole.
Donc, je commence par ma partie sur l’evaluation economique de la mer de Tumbak et son etat actuel comme nous le voyons.
J’ai commencé par faire des questionnaires qui n’étaient pas prévu, mais qui m’ont semblé primordiaux et fort utiles. J’ai donc “mandaté” quelques jeunes pour effectuer un “inventaire” de la population de Tumbak. Je me suis arrêté pour pouvoir continuer avec Nelly, car c’est un questionnaire simple, et c’est un bon moyen pour elle d’apprendre la langue, mais également de se faire connaître rapidement par la population. Ce questionnaire comporte simplement 3 questions simples : Combien possédez vous de bateau et quels types, combien êtes vous dans la maison, et où péchez-vous le plus souvent (réponse du type, proche Tumbak, nom des îles, mer de Bentenan, Banggai…). J’en suis à 144 familles, cela représente 730 personnes. Cela m’a permis donc de me faire “connaître” de la population, de pouvoir établir des premiers échanges, afin de me préparer aux questionnaires plus conséquents.Sur 144 familles, je peux dire que 144 familles ont été particulièrement accueillantes, prête à communiquer, à échanger sur leur activité, et beaucoup en voulait plus.J’ai ensuite, et en même temps, commencé les questionnaires pêche à proprement parler (30). Difficile au début d’avoir des données complètes, faute de connaissance sur le matériel d’entretien. J’ai donc fait encore d’autres questionnaires non prévus ! J’ai fait le tour de 6 warungs (quincaillerie) pour obtenir le prix du matériel, voir à quoi ça ressemble, pour savoir quoi est quoi. Cela m’a permis de faire une petite base de données qui facilitera le traitement. Cela m’a grandement aidé également pour les questionnaires. C’est plus facile par la suite de demander ce dont ils ont besoin quand on sait de quoi on parle. Sur tous les questionnaires que j’ai fait les gens sont relativement accueillants, même chose que pour les questionnaires plus simples. Cela permet de faire connaître Acroporis un peu partout (j’ai effectué le même nombre de questionnaires dans chaque quartier). Ils n’hésitent pas à discuter de leur pêche, de ceux qu’ils ont obtenu comme poissons… En revanche c’est plus difficile, comme je disais, d’obtenir leurs dépenses de frais, non pas qu’ils ne veulent pas le dire, mais simplement qu’ils ne savent pas forcément tout, il faut leur laisser le temps de réfléchir, demander à leur femme… Mais en discutant, et en prenant le temps, j’arrive à avoir ce dont j’ai besoin. Concernant les changements d’état, je n’ai pas hésité à parler du bombing. Quand on leur demande s’il y a des changements, ils ne parlent pas tout de suite, même si pour certains ils en parlent normalement. En revanche, je leur dis que j’en entends, et que je vois des cratères sous l’eau, et là ils parlent un peu plus ! Mais il est vrai qu’il y a beaucoup moins de bombing qu’avant, proche des récifs, la police tournerait pas mal (mais jamais vu). Certaines personnes m’ont parlé naturellement sur le fait que de pêcher à la bombe n’est pas une bonne chose pour leurs enfants. Bien ! Sinon la surpêche revient souvent également.
J’ai également fait des questionnaires autres qui m’ont pris du temps. Je pars quasiment tous les jours avec Yoan pour les transects, et pour rentrer les données également. Cela me permet de connaître les poissons présents, de visualiser l’état des zones de pêches, et les lieux fréquentés, en fait c’est essentiel. Sans ça, je ne pourrais pas discuter avec les locaux.
En revanche, mon questionnaire s’est bien affiné, et les données récoltées vont pouvoir servir à pas mal de traitements statistiques derrière. On a discuté avec Yoan et un professeur de Manado, les données sont pertinentes. Nelly va sûrement partir sur un sujet d’évaluation des stocks de poissons, les questions sont similaires, elle va pouvoir utiliser mes données, et cela va me permettre d’accélérer dans la réalisation des questionnaires.
Photo : pêche au harpon (jubi), Pulau Bentenan
C oncernant l’état des zones de pêche que l’on étudie avec Yoan P (surtout la pêche au

Photo : corail mort, Pulau Bentenan

Photo : corail vivant, Pulau Baling²
harpon), sans avoir traité à fond les données on peux déjà dire que le tombant sud de Pulau Bentenan est très abimés (bombing intense par le passer) avec très peu de trace de reprise, malgré ça il y a quand même pas mal de poissons mais s’il absence quasi-totale de gros poissons (par exemple les mérous font en moyenne une dizaine de centimètre). D’une manière générale les poissons y ont une taille inférieur à la moyenne de Tumbak ce qui pourrait être un signe de surpêche. Nous sommes inquiet pour les stocks de certaines espèces de poissons comme les mérous et les diagrammes qui se reproduise lentement et qui ont une biologie qui les rends vulnérable car ils sont femelle quand ils sont jeunes puis mâle quand il atteigne une certaine taille, ce qui signifie que si tous les gros sont pêchés il n’y a plus de mâle et il faut attendre que les jeunes deviennent mâle pour qu’il y est à nouveau reproduction, ce qui peut prendre des années. Pour nous, aujourd’hui, le plus gros danger dans cette zone est la pêche de nuit avec harpon et compresseur, en effet on a discuté avec un des pécheurs et il a pris 150 poissons en une nuit et il y a d’autre bateau (c’est ce type de pêche et sans compresseur qui à mis en danger le mérou en Méditerranée). Nous pensons sincèrement que ce genre de pêche n’est pas soutenable à moyen terme (cela fait seulement 4 ans qu’ils pêchent de cette manière et de plus en plus depuis un an), pour moi si Acroporis veut mettre en place une aire marine protégée avec les villageois, c’est dans cette zone qu’elle serait le plus utile. D’autant plus qu’il a de nombreux juvéniles dans cette zone et qu’on pourrait englober 4 types d’habitat (Mangrove, herbier, récif intérieur et tombant extérieur). Pour Baling Baling pas de problème particulier, on peut juste noter que la diversité spécifique moyenne serait plus faible que sur le récif frangeant contairement à ce que l’on aurait put s’attendre bien que les abondances soit plus importante, il reste cependant 4 station à faire et nous ne pouvons pas encore être catégorique sur ce point.
Suite aux questionnaires, je peux rajouter que les poissons sont de plus en plus petits et de moins en moins présents (selon les interviewés). La zone qui leur rapporte vraiment des revenus est la mer de Bentenan. Ils vont pêcher des pélagiques en groupe, se partagent quelques poissons, et reçoivent un salaire. Les poissons sont ensuite achetés par les femmes du village et vendus aux villages aux alentours. Pulau Bentenan est également bien exploitée (harpon, et cyanure), elle présente tout de même des zones en bon état, ce qui explique également la présence de poissons pélagiques sur la mer de Bentenan.
Les autres îles sont également exploitées, mais les quantités récoltées sont beaucoup moins importantes, et les poissons différents. Pas mal de personnes pêchent de plus en plus aux alentours de Pulau Pakolor, une zone riche en gros poissons et requins. Concernant la valeur de la baie, je ne peux pas du tout m’avancer, mais il est clair que deux grandes zones vont ressortir (Bentenan, sa mer et son île, et le reste des îles). Ce qui confirme ma zone d’étude que j’avais au préalablement établi (généreusement confirmé par le chef du bureau de Manado de la World Ocean Conference). La zone correspond au “supermarché” de Tumbak et les services rendus par les récifs de Tumbak expliquent bien la relation entre les récifs et le domaine pélagique proche.
Au niveau des techniques de pêche, se sont toujours les mêmes. La présence de compresseur augmente (voir Yo), et certains Giop sont dotés de moteur pour remonter les filets. Les coquillages provenant de la mer ne sont plus une source de revenu. Les étoiles de mers sont ramassées pour l’aquariophilie et revendues 1000 Roupiah pièce (moins de 0,70 centimes d’euros). Les holothuries représentent également une source de revenu supplémentaire (172000 en moyenne par kg). Ils sont envoyés vers la chine.
Des pêcheurs de Tatengesan (8 environ) viendraient également la nuit pour pêcher au jubi sur le récif frangeant de Tumbak (vers Buco). Il faut que j’aille faire des questionnaires, car cela représente une valeur supplémentaire pour la mer de Tumbak, les pêcheurs dépenseraient logiquement plus pour venir jusqu’à Tumbak.
Photo : Giop, pêche dans la mer de Bentenan
Concernant les sorties de pêches, j’en ai réalisé une dizaine. C’est un moyen relativement génial pour se fondre avec la population ! Ce n’est pas évident de partir ave les petits bateaux qui vont pécher proche de Tumbak, car ils sont souvent seuls, et veulent le rester, ou bien ils sont plusieurs, et donc trop pour un petit perahu. Mais j’ai déjà participé avec quelques petits pécheurs. En revanche pour les plus grands bateaux (Giop) c’est relativement facile.
Les sorties sont un bon moyen de localiser les zones de pêches plus précisément, de voir les prises, et d’obtenir du poisson gratuit ! Pour localiser les zones de pêches précises, je le fais également lorsque l’on part avec Yoan pour faire les transects. En revanche je ne pars pas en mer pour établir les stocks de poissons. Les données récoltées sont utilisables, mais c’est un sujet à part entière. On va voir, peut être Nelly va s’y lancer.
Rencontre à l’université de Manado, échange de connaissance et retour d’expérience
Justement, ce qui me permet d’introduire nos rencontres avec l’université de Manado. Nous avons rencontré un spécialiste de la mangrove pour Anaïs et Julien, un personnage formidable, Rignolda, déjà dans les contacts d’Acro, mais RDV bien géré grâce à Marie (comme d’hab ! elle est en or !), pendant ce temps, on a pu, avec Yoan et Nelly, discuter, et échanger sur nos sujets avec d’autres profs. On a récupéré des contacts, des données intéressantes sur la gestion des récifs pour le Nord Sulawesi par le gouvernement indonésien, des belles cartes (de bathymétrie entre autres), on attend des données sur les techniques de pêche (surtout l’impact des techniques de pêche illégales), sur des travaux d’évaluation économique en Indonésie faits par des étudiants. On a également échangé avec un chercheur, qui nous a donné de la méthodologie pour évaluer les stocks de poissons (c’est une méthode utilisée en Manche, méthode Rapfish) et qui pourrait nous aider dans le traitement par la suite. Nelly va donc sûrement se lancer là dedans. On va en discuter à Tumbak, commencer à faire des questionnaires ensemble, étudier les techniques de pêche, faire quelques sorties en mer, et la décision va se prendre rapidement.
En revanche, pour elle comme pour moi, en ce moment, c’est la musin selatan (vent du sud), et les pêcheurs sortent beaucoup moins. A prendre en compte donc dans le traitement des données. Ce sujet est donc essentiel pour pouvoir dire vraiment si le stock de poisson est en danger ou pas, on pourra mettre en relation ces indications avec l’état de santé de la zone, la biodiversité, et conclure pertinemment sur la valeur économique de ces services rendus par un écosystème tel que celui de Tumbak.
Cela va nous permettre également d’établir un programme de suivi des zones de pêche (voir rapport de Yoan, il y a pas mal de choses à discuter sur ce point essentiel). Le World Ocean Conference en a parlé tout de suite, du fait de se servir de nos études dans le but de suivre l’évolution de la baie par les villageois. Nos travaux les intéressent grandement.
Pour les suivies, déjà 4 jeunes qui sont capable de les faires avec Yoan pour les surveiller.
Yoan a effectué des suivies sur 3 stations. Il a pour le moment un peu mis en stand by cette partie pour plusieurs raison. La première raison est purement météorologique car on vient de rentrer dans la « musim selatan » et il a été impossible de sortir en mer après 8-9h du matin car il y trop de vague et la plupart des stations de suivit sont dans des petit fond. Ensuite, la manière dont on avait envisagé les suivit n’est pas très pertinente. La première raison en est la précision du GPS sur certaine station ou le milieu est relativement hétérogène les ordres de grandeur de recouvrement et d’abondances sont totalement différent (diviser par 20 pour une des stations) ce qui signifie que les données qu’on pourra en retirer sont difficilement exploitable. Le deuxième souci est que cela implique pour que les badjos face eux même les suivies cela implique de leur laisser un GPS et il est à peu près qu’il va rapidement disparaitre et /ou qu’il n’y aura jamais de pile. Il pourrait sans difficulté effectuer toutes les stations avec les jeunes mais les résultats ne serait exploitable et mis à part le côté sensibilisation et formation des badjos (ce qui est déjà important), les suivies ne serait pas très utile aux villageois Si on veut faire des suivies vraiment utile et fiable, d’autant plus que les gens du WOC ont été très intéressé par cette partie de notre travail car ils espèrent en tirer un protocole reproductible, il faut obligatoirement mettre en place des point fixe sous forme de bouées ou de piquet quite à faire moins de stations. Ce qui aurait en plus l’avantage d’être visuel et du coup les villageois pourrait se dire « ici on surveille notre récifs ». Il faut que cela soit légale ou du moins que Moktar et son « cabinet » soit d’accord, bien que de ce point vu il n’y a pas de soucis car Moktar est très intéresser par notre travail il a même pris des notes pendant la réunion qu’on a fait et nous demander d’en refaire. Ensuite il faut trouver un système qui n’abime pas le récif autour des stations de suivit et qui ne gène pas la navigation.
Une réunion Tumbak - village vert, à prévoir
Je reviens sur Rignolda, l’enseignant chercheur de l’université de Manado spécialisé dans la mangrove. Il s’occupe de projets de développement durable et de projets de gestion des ressources par les communautés locales dans le parc national de Bunaken mais aussi dans le reste de la province (jusqu’à la province de Gorontalo). On a discuté avec lui, et une chose serait intéressante à réaliser.
Il serait possible d’organiser une réunion avec des personnes de Tumbak et des personnes provenant de villages similaires où un programme de protection et de préservation de l’environnement et des ressources naturelle est déjà mis en place. Ce n’est qu’un projet mais j e pense que cela peut être très enrichissant pour tout le monde, à commencer par Tumbak. Un simple échange, juste pour qu’ils puissent discuter sur comment d’autres personnes comme eux gèrent leurs ressources, qu’ils puissent échanger des connaissances (comme par exemple dans le village où on est allé, une femme est spécialisée dans les réchauds de cuissons. Elle possède plus d’une dizaine de type de réchauds différents, en terre, argile, sable… on lui a demandé lequel était le moins efficient, elle nous a montré direct celui que possède tout le monde à Tumbak. D’autres similaires sont beaucoup moins consommateurs d’énergie, il suffit juste de transmettre le savoir de ce village à celui de Tumbak. Elle est tout à fait prête à ce genre d’échange. Cela serait une bonne alternative à la coupe de bois de mangrove, même si celle ci n’a pas l’air de mettre en danger la mangrove, à voir avec Julien et Anais.). Il est possible également d’échanger sur les rotations de zones de pêches. Sur ce point, juste observer comment cela fonctionne, et qu’ils échangent entre eux, sans pour l’instant se lancer dans un grand programme, nous personnellement on n’a pas prévu. Donc une simple réunion d’information avec par exemple le chef du village de Tumbak, un ou deux anciens pêcheurs, et moi je pensais également Rihat (le fils des voisins).
Tumbak, sa vie, ses habitants, sa mer, sa mangrove… et nous
Rihat, un jeune plein de ressource
I l a aujourd’hui 13 ans. Il est jeune pour prendre des décisions pour le village, ça c’est sur. En revanche, il est doté, et ça tout le monde le sais, d’une rare habilité encéphalique! Je trouve qu’il est différent. Il comprend tout très vite. Je pense qu’il est le seul à vraiment connaître Acroporis, son fonctionnement, ses attentes et ses étudiants (qui n’ont pas d’argent). Il s’intéresse à tout, connaît les poissons, les techniques de pêche (pour être allé pécher avec lui avec les adultes, et d’autres jeunes, il est vraiment beaucoup plus dégourdi, avec une réelle volonté de travailler). Il adore la chimie et la biologie, il parle presque français et comprend beaucoup de chose (trop parfois !). Ok c’est un peu trop d’éloge, mais si, pour moi, il y a quelqu’un à suivre, et à prendre pour s’occuper de Tumbak, c’est lui. Ce qui est également intéressant chez lui, c’est qu’il n’est pas sage. Dans le sens où il n’a peur de rien, et si quelqu’un le dérange, où fait quelque chose de travers, il ne va pas se gêner pour lui faire comprendre. Dans le même sens, ce n’est pas le “premier de la classe” avec son calepin et son crayon a allé raconter à tout le monde si quelqu’un a fait quelque chose qui ne va pas. Il a du charisme et de la personnalité, on pourrait penser qu’il prend parfois les choses d’un côté parfois trop léger, mais bien au contraire, il assimile très vite et met en application rapidement ce qu’il a appris.
Pour moi il est trop jeune pour lui donner de vrais responsabilités, mais l’âge parfait pour ne pas le lâcher et le faire participer à tous les travaux d’Acroporis, à commencer par cette fameuse réunion, histoire qu’il le mette dans un coin de son cerveau, et qu’il le ressorte au moment voulu, avant qu’il atteigne l’âge vraiment bête, où les filles vont être sa seule préoccupation (ce qui a déjà commencé).
Dans le même sens, concernant les suivis, je pense que si l’on fait un vrai projet avec le Yoan, il faut que ce soit Rihat le coordinateur, il en est capable, et cela sera pour lui valorisant. Il faut juste un peu le pousser, mais bon, c’est un pré ado, c’est normal.
Aïe Karambas !
Avec Yoan on a également fait le tour des karambas (cages de grossissement de poissons) pour les localiser avec le GPS, on a noté la présence ou l’absence de poisson, le type de poisson, et l’importance des structures. Sachant que quand Tim et Cyril était présent il n’y en avait qu’une dizaine. Aujourd’hui, rien que sur le récif patate, on en a compter 39. Certains pêcheurs ne pêchent quasiment qu’exclusivement pour les karambas (nourriture et réapprovisionnement). Une karamba contenait des petits requins pointes noires de la mer de Tumbak, pulau Bentenan (une vingtaine).
La mangrove, julien, Anais, serpent, nyamuk (vous chercherez), esprit, quadrat, transect…
Julien et Anais font un gros travail de terrain sur la mangrove. Ils ont déjà effectué 16 quadrats, des tas de transects…
Pour les quadrats, ils ont connu une forte dépendance quant à la disponibilité du perahu mais également au système des marées rendant l’accès à la mangrove difficile voir impossible
Le GPS constitue une problématique importante du fait de son incapacité évidente à localiser sous la canopé. Le traitement des données des transects va constituer une difficulté à cause de ce GPS. La précision des relevés en est également largement affectée.
Pour les questionnaires, pas de difficulté apparente pour le moment.
Pour la méthodologie, suite à des discussions avec des chercheurs, ils sont au point.
Pour calculer la biomasse d’une espèce, la méthodologie ne leur avait pas apporté la réponse. Il s’est avéré que cette espèce n’est pas prise en compte, le coefficient étant indéterminable.
La vente de fagot de bois provenant de la mangrove est interdite depuis 20 ans, mais pratiqu jusqu’à il y a 3 ans. Les données ne sont pas fiables, mais au jour d’aujourd’hui, il n’y aurait plus vente de bois de mangrove destiné à la cuisson.
L’aquariophilie, on n’en sait pas plus, on compte sur toi Yoann
Concernant l’aquariophilie, celui de Buco est environ complètement détruit. On dirait qu’il est à l’abandon depuis 10 ans. On a questionné Acok, cela serait un manque de gestion de l’investisseur, il serait parti sans trop rien dire. Aucun villageois n’a suivi pour le reprendre, ni même pour prendre le matos, ils l’ont tout simplement détruit. Pas de volonté.
En revanche l’aquarium proche de la maison tourne très bien. Toujours des poissons en provenance des Banggais (arrivage toutes les trois semaines), certains de Tumbak. Aquarium propre et entretenu, rien à dire, ça bosse. On n’en sait pas plus, personne ne s’est renseigné. Juste les monégasques qui ont débarqué sans rien dire.
Celui de Lukman, pas de nouvelles. Il s’occupe beaucoup de sa karamba, pêche pas mal d’étoile de mer. Mais on n’est pas allé voir où son aquario en est. A faire.
Pareil pour la fameuse ferme secrète de corail du père d’Acok, je viens de voir sur le rapport, je l’avais oublié. Donc pas de nouvelles. A faire, pareil.
L’eau douce, rêve ou réalité ?
Au sujet de l’eau, cela aurait apparemment changé également. Depuis juillet dernier, une canalisation se serait rompue, le point d’eau qui était probablement proche de Buco (selon Tim et Cyril) n’existe plus. Personne ne s’en préoccupe. Les lieux d’approvisionnement sont relativement éloignés.
Kelapa bulan est situe dans la mangrove et accessible qu’avec un sempan (sans bambou sur les côtés, lieu dit : Kelapa bulan), l’autre de l’autre côté (Mantoi), accessible à pied, mais en général en moto ou voiture car relativement loin (au moins 4 km). Le seul accessible en perahu avec bambous (sema-sema) est à Bentenan. On peut y aller gratuitement, on se sert dans les puits du village, derrière les maisons. C’est de l’eau propre, utilisée en général pour la cuisine, et bouillie pour la boire. Les voisins par exemple vont le plus souvent à Kelapa Bulan, et de temps en temps à Bentenan (genre 1/semaine). Personnellement, on va uniquement à Bentenan, car accessible en sema-sema d’Acroporis.
Le district de Minahasa Tenggarah a prévu d’emmener l’eau douce pour juillet 2008 (prochaine période électoral). On verra (pfou).
Réunion, tempête, et mariage
On a déjà réalisé une réunion avec les villageois. Cela s’est passé dans le dernier quartier n°4 (proche Buco). Le contexte fut particulier, mais disons que l’on s’est fondu avec leur tradition ! L’annonce fut lors d’un mariage, et la réunion, lors de la préparation d’un autre mariage ! Normal.
Donc ce fut très intéressant, tout le monde était concentré. Cela s’est fini par un gros matih lampu avec une énorme averse ! Normal. On a prévu d’en refaire une à notre retour à Tumbak, également dans chaque quartier de Tumbak (à la demande de Mochtar). Et bien sûr des interventions dans les classes, programme de suivi…
Damien






2 comments so far
J’aimerais être parmis vous… superbe expérience, superbes photos, menez à bien vos missions et surtout profitez à fond de ces mois fantastiques. Bise à mon p’tit frangin qui se reconnaîtra.
mai 20th, 2008 at 23:34
Sacré premier rapport !
Vous avez du pain sur la planche ^^ !
Je dois dire la meme chose que Floydguillaume, bon courage pour vos missions et profitez en bien !
Bisous à Nelly !!
mai 27th, 2008 at 10:45
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