Je me rends compte que le message que j’ai écris il y a déjà plusieurs semaines n’est pas encore passé… Fichue connexion…
Je remédie à ça, avec un retard dont je m’excuse pleinement…
Ils vont bien, je les retrouve demain pour le week-end.
Marie

Bonjour à tous,
Je suis chargée par nos amis les aventuriers de vous raconter leur arrivée sur Tumbak.
Avant toute chose : ils vont bien.
Vendredi dernier, après quelques jours sur Manado pour essayer de récolter données et mettre au point les biblio respectives, nous sommes tous partis pour le charmant village de Tumbak.
Pour se présenter aux autorités locales, nous avons d’abord fait un arrêt à Ratahan, la capitale du district. Le personnel du kantor bupati (le bureau de l’autorité locale), prévenu par le gouvernement provincial, attendait notre arrivée. Ce qui nous a valu un article dans le journal local et la mise à disposition de voitures pour poursuivre le trajet jusqu’à notre destination finale.
A Tumbak, le chef du village et ses acolytes nous ont reçu. On a fait les présentations et expliqué l’objet de notre venu et les ambitions de recherche de vos amis. L’accueil était très chaleureux et si les « acroporiens » étaient un peu déroutés au début, cela n’a pas duré bien longtemps. Ils ont très vite sympathisés avec les jeunes du village. Dès notre arrivée dans la maison, une trentaine de petits Badjos entouraient les nouveaux arrivants et prenaient le temps de leur donner des cours intensifs de langue. Il a même fallu mettre tout le monde dehors pour aller se coucher. Ce qui doit rappeler des souvenir aux anciens volontaires…
Le lendemain matin après un café et des pisang goreng (bananes frites), on était sur le prehahu d’Acroporis en direction de la plage de Pisar putih (sable blanc). Sans vouloir dégoûter les français qui, si j’ai bien compris, subissent une vague de froid, on a pris un plaisir fou à se baigner et à boire du lait de coco, à même le fruit, les pieds dans l’eau chaude de la mer des Moluques !
Il n’en fallait pas plus pour séduire nos amis et moi avec.
Le voisin, Pak Rafit, est un adorable monsieur qui a pris énormément de temps pour nous expliquer comment faire la cuisine, où acheter des vivres et comment se ravitailler en eau pour se laver et pour cuisiner. Il est aussi un excellent professeur d’Indonésien. Ce que Julien a vite comprit.
Ils apprennent vite nos amis. Avec l’aide des jeunes et moins jeunes du village, ils découvrent les subtilités du Bahasa Indonesia et de la langue locale. Ce n’est pas évident parce que trois langues sont utilisées là bas : le bahasa indonesia, le bahasa Manado et le bahasa badjo… De quoi s’arracher les cheveux. Mais la motivation est là.
Ils sont tous installés dans la même maison, Anaïs aussi qui s’est faite passée pour la petite sœur de Damien (une stratégie comme une autre pour calmer les ardeurs des indonésiens).
Je crois qu’ils sont ravis.
Julien et Anaïs sont déjà allé faire un tour dans la Mangrove mais je n’en sais pas beaucoup plus, j’étais déjà rentrée sur Manado.
Dès le deuxième jour, Yoan est allé pêcher au harpon avec le fils du voisin. Il n’était pas peu fier de nous ramener un petit poisson (les pêches ne sont pas très bonnes en ce moment aux dires des locaux) qu’il a gentiment offert au voisin en remerciement de son aide.
Damien s’est aussi très vite intégré. Il me demande déjà des données supplémentaires pour son travail, ce qui veut dire qu’il avance.
Anaïs les rend tous fous avec son parfait teint blanc. Elle est déjà connue comme le loup blanc et il n’est pas rare d’entendre des petites voix appeler « Anaïs, Anaïs » quand on se marche dans le village.
Les premiers coups de soleil ont été un peu violents et font bien rire les indonésiens. Mais ils leur ont donné l’occasion d’apprendre les mots merah (rouge) et sakit (ça fait mal).
On a déjà pu expérimenter les fêtes locales, enterrement et mariage, ce qui nous a permis une nouvelle fois de faire rire les indonésiens quand on a essayé de danser aux couleurs locales… Et je ne vous raconte pas quand les garçons ont chanté Tryo et Anaïs la chanson du Titanic (sans connaître les paroles… un vrai acte de bravoure) devant tout le monde.
Tout va bien. Ils s’éclatent et sont parés en bons souvenirs si des coups de blues se pointent…
Je vais les retrouver vendredi pour gérer des aspects logistiques et me faire un petit week-end au bord de l’eau… Je suis mordue ça y est !
Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez m’envoyer un petit mot (en .doc) sur ma boîte mail, je tenterai de le télécharger et de leur amener (marie.calmel@greensynergie.com).
Je tenterai de vous donner des nouvelles plus fraiches à mon retour sur Manado.
Bon vent à tous,
Marie
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