Tumbak!! C’était de la balle!!!

Posted octobre 1st, 2008 in Non classé by admin
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Ben voilà!! On est en France!! SNIFF!! J’ai mis beaucoup de temps à réapparaitre, rédaction de mémoire oblige!Rapport fini, soutenance soutenu, diplôme en poche, voilà que Tumbak s’achève pour mes compères et moi! Mais ce n’est pas fini pour Acroporis puisque Yoann le vaillant est resté là bas. Il vous a posté un petit (c’est peu dire) message et prend donc le relais.Je ne vais pas faire de long discours, watcher bien la vidéo, et vous comprendrez bien! Un ENORME MERCI à Amel, Angie et Tib qui nous ont fait cette petite bande annonce en vue du documentaire, sortant très prochainement dans les salles (de fac)! Continuez à visiter le site, de nouvelles arriveront bientôt, peut-être que le film passera dans votre ville!Vous nous avez fidèlement suivi tout au long de notre aventure, merci!!

Merci à tous ce qui nous ont aidé de quelques manières que ce soit! je ne me lance pas dans la liste, si j’en oublie un, il sera vexé!

Mais surtout un INDEFINISSABLE MERCI à tous les habitants de Tumbak!

C’était PUISSANT!!

Faites tourner le lien, en espérant vous avoir donné le gout du voyage…

Bon vent à tous

Dam

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Je passe la main

Posted octobre 1st, 2008 in Non classé by admin

Comme l’annonçait Damien dans son dernier mail, le « gros » des volontaires sont maintenant rentrés en France pour terminer leur rapport et préparer la soutenance de leur travail devant un jury ; au moment où je vous écris, ils ont même déjà été cuisinés !

Bref, je me retrouve donc maintenant seul sur le village de Tumbak. A ce jour, seule reste sur Manado Sophie qui elle travail avec les autorités et représentants sur place pour une meilleure gestion du parc marin de Bunaken. Elle vous en dira plus à la fin de ce message. Car ça y’est, Marie, notre « maman » ici en Indonésie vient de rentrer en France pour elle aussi présenter son travail et finaliser son année de Doctorat. Elle sera de retour ici en Novembre. Elle aura réussit à faire progresser notablement son projet sur la gestion de surface de forêts en Nord Sulawesi/fonds de compensations carbone malgré le temps et l’énergie dépensée pour nous faciliter les démarches administratives auxquelles nos travaux de recherches et de conservation doivent se plier.

En effet, avec Sophie nous avons presque terminés TOUTES les démarches auprès des différents bureaux indonésiens pour obtenir notre nouveau visa nous autorisant à faire des activités de recherche (KITAS). Non pas qu’auparavant nous n’étions pas en règles avec la loi mais l’évolution de nos actions ici et le rapprochement avec des organismes Indonésiens (Gouvernement provincial, Universités) nous ont amenés à ce changement… 1,5 semaines entre Kuala Lumpur en Malaisie (sortie obligatoire pour l’obtention d’un visa différent auprès de l’ambassade Indonésienne), et Jakarta pour la validation de nos travaux de recherche auprès des bureaux de l’immigration, du ministère de la recherche, de la police, des forêts. Tout ce « travail » se résumant à un répétitif  : bureaux-bus-photocopies-bureaux-bus. C’est ainsi qu’on goute à la corruption qui gangrène le pays (2ème rang après la Colombie) : billets à donner de temps en temps pour que les papiers puissent être faits. Pressés par le temps, on ne peut faire autrement que s’y plier. Si ce n’est réclamé des reçus, processus qui nous aura permis d’éviter un paiement, car jamais nous n’obtenons de reçus bien évidemment… En amont de ce travail « de terrain », Marie et Darwin (membre de la World Ocean Conference, notre organisme sponsor) auront commencés les démarches il y a un mois (notamment lettres de recommandation, présentation et rédaction de nos projets de recherche, étude de la procédure à menée…). Un énorme merci à eux et les multiples personnes qui nous accompagnent sur ce projet (Universités en France et Indonésie).

Comment avance le projet de Gestion de collecte des poissons d’ornements sur Tumbak ?
Une question simple qui requiert quelle que soit le projet une réponse bien compliquée à résumer tant les tenants, aboutissants, personnes et organismes impliquées sont nombreux et variés. Mais je vais biensûr vous en dire plus en espérant être assez claire pour tenir votre attention et votre intérêt.
Sur Tumbak, l’activité de collecte des poissons d’ornements est pratiquée par une 20aine de pêcheurs, en complément d’autres activités de pêche. Heureusement pour eux, car depuis le mois de Juin (ce qui correspond à la date de mon arrivée) ils ne pêchent pratiquement plus l’autorisation délivrée par le bureau des pêches locales ne leur était plus délivrée. Une décision radicale en réponse au fait que la collecte dans le village se pratique essentiellement à l’aide de cyanure de potassium, un poison qui ralentit la nage des poissons et facilite donc leur capture. Radicale car rien n’a été mis en place par ce bureau d’état ou les acheteurs de poissons locaux pour fournir aux pêcheur le matériel indispensable (filets de pêche, masque sous-marin) pour engager ce changement. Dans ce sens, notre présence sur place et le programme d’actions que nous comptons mettre en place avec le groupe de pêcheur arrivent à point nommé. La rencontre avec les responsables du bureau des pêches fut très positive pour nos actions puisqu’ils nous ont assurés redonner ces autorisations si les preuves d’une capture « propre », que nous pouvons leur apporter par la suite, leur sont fournies. Mais la situation n’est pas aussi simple :
- les équipements pour une pêche « propre », filet et masque (en remplacement de leur lunettes traditionnelles qui ne sont pas étanches et offre un champ de vision très réduit) pour les plus importants représentent un coût trop élevé pour eux. Ils vivent au jour le jour et ne disposent pas d’économies suffisantes pour assumer seul ces achats (20 euros environs – en rappel le salaire mensuel moyen est de 30 euros).  Acroporis souffre du manque de sponsor pour équiper tous les pêcheurs.
- le seul acheteur de poisson local qu’il reste (un autre a décidé d’arrêter son activité depuis que les autorisations ne sont plus été délivrée, en juin donc),
- les pêcheurs réclament une meilleure considération de la part des acheteurs (régularité des commandes), qui de plus leur achète les poissons à un prix qui n’a pas évolués depuis près de 10 ans. N.B. : l’Indonésie est le plus grand exportateur d’organismes marins d’ornements car jouit d’une biodiversité marine des plus élevée (avec les Philippines et la Papouasie Nouvelle Guinée). Sa place dans ce marché est donc indiscutable et pourtant remis en cause actuellement car la qualité des poissons qui sont exportés et le prix de l’export (prix du pétrole et taxes qui augmentent, documents à fournir) ne leur assure plus la primeur des importateurs qui cherchent de plus en plus leurs poissons dans d’autres pays. A l’heure actuelle, les bénéfices dégagés « par poisson » par ce marché sont donc à la baisse, et dans ce sens les pêcheurs trop peu impliqués qui pâtissent les 1ers de l’évolution de ce marché. En résumé, si les poissons indonésiens sont encore intéressants d’un point de vue économique, c’est parce que les acheteurs s’approvisionnent auprès des pêcheurs pour une misère.

Cela fait maintenant près d’un mois que je suis parti du village, car outre les formalités administratives, je suis allé visiter un village de pêcheur « modèle » dans le nord est de Bali. Dans le village de Les, les pêcheurs ont de leur propre volonté engagé un changement dans leur pratique de pêche et de conditionnement des poissons depuis 2001. Rapidement, différentes ONG dont le Marine Aquarium Council (MAC) les ont accompagner vers ces meilleures pratiques, par des formation et des facilités pour se procurer les équipements nécessaire.
Et ça marche du feu de dieu ! Poissons de meilleure qualité sollicités par les acheteurs, moins de mortalité, plus de poissons en mer, même parmi ceux qui sont préférentiellement pêchés. Métier attractif qui implique un groupe important de pêcheurs (près de 60) et de personnes qui prennent en charge les poissons avant leur export.

La prise de conscience écologique va même encore plus loin ici puisque les pêcheurs sont aussi soucieux de l’impact de leurs déchets sur l’environnement.
Certains des pêcheurs sont directement impliqués puisque par l’intermédiaire de l’ONG Indonésienne LINI, ils dispensent des formations à d’autres groupes de pêcheurs en Indonésie. Nous travaillons actuellement pour qu’ils puissent venir former prochainement les pêcheurs de Tumbak.
Je vais donc regagner le village de Tumbak avec d’importantes connaissances sur les techniques, le matériel, la sécurité des pêcheurs en mer. Aussi avec des filets de pêches adaptés qui ne sont pas disponible ici, et qui m’auront été donnés par le groupe de pêcheurs ici.

La météo est maintenant propice à la pêche, le ramadan va se terminer bientôt, le 1er. J’espère donc maintenant que les choses vont pouvoir avancer plus rapidement. Je dois y aller, je suis vraiment impatient d’y retourner !

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Session Intermédiaire

Posted juin 2nd, 2008 in Non classé by admin

Je vous transmets des nouvelles de la part de nos amis Tumbakiens avec qui j’étais ce week-end. Vous pourrez ainsi vous-mêmes juger de leur bon état. Ils se font plaisir, ils ont l’air heureux et ils sont toujours aussi efficaces!

De retour à Manado autour du 18 pour le renouvellement de leur visa, ils prendront, je n’en doute pas, le temps de consulter leurs mails. 

Bon vent, bonne route….

 Marie

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Yo yo yo !! petit post intermediaire !

 

Bande de veinard ! Je vous écris depuis Tumbak ! c’est pas beau ça ! ça y est, le net est arrivé !! Vous avez droit à un petit bonus news !!!! Non, heureusement que Marie est la !! merci Marie (encore et toujours !)

Donc à l’heure où vous lisez ceci, nous sommes tous à Tumbak, enfin, bien sur sauf Marie (qui se gèle dans son bureau !). Anaïs, Nelly, Julien, Yoan, et moi-même sommes donc tous en train de travailler durement pendant que vous lisez tranquillement ce post devant votre ecran d’ordinateur, relié au monde entier, et nous, isole dans ce village d’affamé !

Julien et Anais sont sûrement dans la mangrove, au transect 17, longitude 124.87345°, latitude 0.97246°, l’eau sous le menton, les serpents entre les pattes, les araignees dans les cheveux, la tete sous les multiples rhizophora et autres pohon papa, la plaquette dans les mains…Yoan, Nelly et moi au transect 24, dans les récifs coralliens de la magnifique île de Baling-Baling, longitude 124.9005°, latitude 0.96120°, à 6 m de fond, les poissons clown qui nous titillent, une petite rascasse volante caché derrière un corail, quelques grosses murènes qui traînent, un nudibranche jaune, noir et bleu posé sur son récif, et toujours cette plaquette dans les mains…ou peut etre que Nelly et moi sommes en train de pêcher avec les badjos, guettant les poissons remontant à la surface, prêt à jeter le filet, pour se faire un bon barbec sebentar malam (ce soir)…

La vie suit donc son cours à Tumbak, avec ses borots gorengs du matin (beignets au sucre fait la nuit par les femmes du village, et vendu par leurs filles le matin), le riz et le poisson le soir, les virées en perahu (le petit bateau Acroporis), les délires avec les jeunes du village, les discussions sur comment refaire le monde, et nos rapports de stages… et toujours cette pluie qui nous empêche et de travailler, et de dormir (petit réveil à 4h du mat, le drap complètement trempé…). M’enfin, elle nous rend bien service cette eau de pluie, cette eau de la haut ! C’est la plus propre !! elle  nous lave et nous nourrit.

Ah oui, on vient de se faire une petite virée rapide dans la réserve de Tangkoko. Peut être certains connaissent, une des plus belles de Sulawesi. Un indice, Nicolas Hulot et sa fine équipe ont tournée dernièrement un petit Ushuaia Nature (qui vient de passer à TF1). Levée 3h15 (avec un couché à 0h30), en route pour la jungle by night. On a vu les petits tarsiers (tout petit primate avec des grands yeux rouges), des singes noirs, un aigle, des énormes toucans, des fourmis rouges… enfin, le bon trip jungle.

Voilà, voilà, une petite tranche de notre petite vie tranquille. On attend les prochains avec impatience, en espérant vous donner envie de nous rejoindre !

Yo, on se retrouve a Manado dans quinze jours !! ramene nous un petit saucisson !

Au cas ou, notre adresse : Acroporis, Sulawesi Utara, Minahasa Tangara, Tumbak Desaku, INDONESIE. Si vous voulez nous envoyer des cargaisons de fromage…

Allez, sampai jumpa Teman !!

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L’arrivée à Tumbak

Posted avril 17th, 2008 in Non classé by admin

Je me rends compte que le message que j’ai écris il y a déjà plusieurs semaines n’est pas encore passé… Fichue connexion…

Je remédie à ça, avec un retard dont je m’excuse pleinement…

Ils vont bien, je les retrouve demain pour le week-end.

Marie

 

Le seul orang-outang de l'île Sulawesi...

Bonjour à tous,

 

Je suis chargée par nos amis les aventuriers de vous raconter leur arrivée sur Tumbak.

Avant toute chose : ils vont bien.

 

Vendredi dernier, après quelques jours sur Manado pour essayer de récolter données et mettre au point les biblio respectives, nous sommes tous partis pour le charmant village de Tumbak.

 

Pour se présenter aux autorités locales, nous avons d’abord fait un arrêt à Ratahan, la capitale du district. Le personnel du kantor bupati (le bureau de l’autorité locale), prévenu par le gouvernement provincial, attendait notre arrivée. Ce qui nous a valu un article dans le journal local et la mise à disposition de voitures pour poursuivre le trajet jusqu’à notre destination finale.

 

 

A Tumbak, le chef du village et ses acolytes nous ont reçu. On a fait les présentations et expliqué l’objet de notre venu et les ambitions de recherche de vos amis. L’accueil était très chaleureux et si les « acroporiens » étaient un peu déroutés au début, cela n’a pas duré bien longtemps. Ils ont très vite sympathisés avec les jeunes du village. Dès notre arrivée dans la maison, une trentaine de petits Badjos entouraient les nouveaux arrivants et prenaient le temps de leur donner des cours intensifs de langue. Il a même fallu mettre tout le monde dehors pour aller se coucher. Ce qui doit rappeler des souvenir aux anciens volontaires…

 

 

Le lendemain matin après un café et des pisang goreng (bananes frites), on était sur le prehahu d’Acroporis en direction de la plage de Pisar putih (sable blanc). Sans vouloir dégoûter les français qui, si j’ai bien compris, subissent une vague de froid, on a pris un plaisir fou à se baigner et à boire du lait de coco, à même le fruit, les pieds dans l’eau chaude de la mer des Moluques !

 

Il n’en fallait pas plus pour séduire nos amis et moi avec.

 

Le voisin, Pak Rafit, est un adorable monsieur qui a pris énormément de temps pour nous expliquer comment faire la cuisine, où acheter des vivres et comment se ravitailler en eau pour se laver et pour cuisiner. Il est aussi un excellent professeur d’Indonésien. Ce que Julien a vite comprit.

 

 

Ils apprennent vite nos amis. Avec l’aide des jeunes et moins jeunes du village, ils découvrent les subtilités du Bahasa Indonesia et de la langue locale. Ce n’est pas évident parce que trois langues sont utilisées là bas : le bahasa indonesia, le bahasa Manado et le bahasa badjo… De quoi s’arracher les cheveux. Mais la motivation est là.

 

 

Ils sont tous installés dans la même maison, Anaïs aussi qui s’est faite passée pour la petite sœur de Damien (une stratégie comme une autre pour calmer les ardeurs des indonésiens).

 

Je crois qu’ils sont ravis.

 

Julien et Anaïs sont déjà allé faire un tour dans la Mangrove mais je n’en sais pas beaucoup plus, j’étais déjà rentrée sur Manado.

 

Dès le deuxième jour, Yoan est allé pêcher au harpon avec le fils du voisin. Il n’était pas peu fier de nous ramener un petit poisson (les pêches ne sont pas très bonnes en ce moment aux dires des locaux) qu’il a gentiment offert au voisin en remerciement de son aide.

 

Damien s’est aussi très vite intégré. Il me demande déjà des données supplémentaires pour son travail, ce qui veut dire qu’il avance.

 

Anaïs les rend tous fous avec son parfait teint blanc. Elle est déjà connue comme le loup blanc et il n’est pas rare d’entendre des petites voix appeler « Anaïs, Anaïs » quand on se marche dans le village.

 

Les premiers coups de soleil ont été un peu violents et font bien rire les indonésiens. Mais ils leur ont donné l’occasion d’apprendre les mots merah (rouge) et sakit (ça fait mal).

 

On a déjà pu expérimenter les fêtes locales, enterrement et mariage, ce qui nous a permis une nouvelle fois de faire rire les indonésiens quand on a essayé de danser aux couleurs locales… Et je ne vous raconte pas quand les garçons ont chanté Tryo et Anaïs la chanson du Titanic (sans connaître les paroles… un vrai acte de bravoure) devant tout le monde.

 

Tout va bien. Ils s’éclatent et sont parés en bons souvenirs si des coups de blues se pointent…

 

Je vais les retrouver vendredi pour gérer des aspects logistiques et me faire un petit week-end au bord de l’eau… Je suis mordue ça y est !

 

Pour ceux qui le souhaitent, vous pouvez m’envoyer un petit mot (en .doc) sur ma boîte mail, je tenterai de le télécharger et de leur amener (marie.calmel@greensynergie.com).

 

Je tenterai de vous donner des nouvelles plus fraiches à mon retour sur Manado.

 

Bon vent à tous,

 

Marie

 

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